Coordination de la Marche Mondiale des Femmes 13 PACA

-- La Marche

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Qu’est-ce que la Marche mondiale des femmes ?



La Marche mondiale des femmes est un mouvement transnational d’actions féministes composé de groupes de femmes de diverses origines ethniques, culturelles, religieuses, politiques, de classe, d’âge, d’orientation sexuelle. Au lieu de nous séparer, cette diversité nous unit dans une solidarité plus globale. les principaux objectifs communs sont la lutte contre les violences et la pauvreté, la recherche d’un modèle économique alternatif pour sortir de la pauvreté.

En 2000, nous avons, en tant que Marche mondiale des femmes, écrit une plate-forme politique contenant 17 revendications concrètes afin d’éliminer la pauvreté dans le monde, réaliser le partage des richesses, éradiquer la violence à l’égard des femmes et obtenir le respect de leur intégrité physique et morale. Nous avons transmis ces revendications aux responsables du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, de l’ONU. Nous n’avons reçu aucune réponse concrète. Nous avons aussi transmis ces revendications aux éluEs et, aux dirigeantEs de nos pays.

Depuis lors, nous continuons à défendre nos revendications sans relâche. Nous proposons des alternatives pour construire un autre monde. Nous sommes actives au sein des mouvements sociaux mondiaux.



CMMF 13 PACA

Nous, femmes de la MMF, sommes solidaires des femmes d\'ici et d’ailleurs et travaillons pour que change le sort des femmes dans leurs pays respectifs.

Nous apprenons à nous connaitre, à nous estimer et à partager les doutes et les luttes de chacune. Nous tissons des liens avec d’autres femmes restaient « au pays » et travaillons à faire changer les mentalités, à faire disparaitre les préjugés, les stéréotypes qui gangrènent nos sociétés en temps de crise sociale et économique.

Dans toutes nos actions notre démarche est citoyenne : défense des biens et des services publics, promotion de l’égalité Femmes-Hommes, lutte contre les violences faites aux femmes, contre la marchandisation du corps des femmes - véritable manne financière-... Nous menons une lutte acharnée contre le racisme, contre toutes les formes de discriminations pour améliorer sans cesse le vivre-ensemble et développer la solidarité internationale avec les femmes du monde entier.

A l’échelle planétaire la MMF veut rompre définitivement avec le patriarcat, système d’oppression des femmes et le capitalisme, système d’exploitation des êtres humains par une minorité.

Néolibéralisme et patriarcat se nourrissent un de l’autre et se renforcent mutuellement pour maintenir la très grande majorité des femmes dans une infériorisation culturelle, une dévalorisation sociale, une marginalisation économique, une invisibilité de leur existence, de leur travail.

EN REGION

La Marche Mondiale des Femmes est représentée dans la région Paca par la coordination de la Marche Mondiale des Femmes 13 Paca.

LE NATIONAL ET L’EUROPE

Au plan national, un secrétariat constitué de déléguées de chaque coordination régionale, impulse les actions et stratégies nationales.

www.mmf-france.fr

L’Europe s’est dotée d’un secrétariat de coordination européenne en relais avec le comité international.

L’INTERNATIONAL

Ce mouvement s’est constitué en 1995, d’abord au Québec lors de la première marche contre la pauvreté « bread and roses », puis à Pékin aux abords de la conférence onusienne où une majorité de Femmes ressentent le besoin de se regrouper, de créer un mouvement qui leur serait propre, hors des conférences officielles des États, au plus près de leurs préoccupations pour lutter ensemble contre les inégalités et la pauvreté.

En 1998 au Québec une marche contre la pauvreté et les violences envers les femmes connait un succès extraordinaire. Parties à 800, elles seront 15000 à l’arrivée, au bout de 9 jours de marche.

Une conférence internationale est organisée ; 80 pays y sont représentés ; la Marche Mondiale des Femmes vient de naître.

Le 8 Mars 2000, débutait la première Marche mondiale des Femmes qui mobilisait des milliers de Femmes à travers le Monde contre la pauvreté et contre les violences qu’elles subissent. Elle se terminait à New-York où plusieurs milliers de pétitions signées par des Femmes du Monde entier furent déposés à l’ONU le 17 Octobre 2000 et où la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International furent interpellés;

En Décembre 2004, la MMF se dota de la Charte Mondiale des Femmes pour l’Humanité adoptée à Kigali au Rwanda. Cinq valeurs essentielles : l’Égalité, la Liberté, la Solidarité, la Justice et la Paix. Les 28 et 29 mai 2005, Marseille fut l’étape européenne en France. Cette deuxième Marche Mondiale se termina au Burkina Faso le 17 Octobre 2005.

En 2010, la rencontre nationale eut lieu à Paris les 12 et13 juin ; la rencontre européenne à Istanbul le 27 juin. La Marche Mondiale 2010 se termina le 17 Octobre 2010 au nord Kivu en République démocratique du Congo (région des Grands Lacs) à la demande des Femmes Africaines représentant divers États lors de la réunion internationale de Vigo en Espagne.

Le comité international a été dirigé successivement par le Canada (Québec), puis le Brésil et actuellement le Mozambique.

www.marchemondialedesfemmes.org

CAHIER DE REVENDICATIONS

• La mondialisation des solidarités et non celle de la finance internationale

• Un changement de politique économique et sociale

• la lutte contre la corruption

• l’égalité entre les hommes et les femmes

• Le droit à l\'instruction pour les filles et les garçons partout dans le monde

• la formation professionnelle des femmes pour une meilleure autonomie

• La lutte contre toutes les violences

• L\'abolition des mutilations sexuelles et de toutes les pratiques archaïques nuisant à la santé des petites filles et des femmes

• le droit à la santé et à la protection sociale

• une politique volontariste de désarmement nucléaire

• la prévention et la résolution pacifique des conflits, présence des Femmes dans les négociations de paix

• la lutte contre l’esclavagisme, femmes et enfants exploités, prostitution

• l’égalité entre les femmes elles-mêmes

LES MARCHES

Cinq valeurs essentielles y sont défendues :

l’Egalité, la Liberté, la Solidarité, la Justice et la Paix.

VOIR LE DOSSIER >

-- Les Valeurs

-- Les Valeurs --

Préambule 

Nous, les femmes, marchons depuis longtemps pour dénoncer et exiger la fin de l’oppression que nous vivons en tant que femmes, pour dire que la domination,  l’exploitation, l’égoïsme et la recherche effrénée du profit menant aux injustices, aux guerres, aux conquêtes et aux violences ont une fin. 

De nos luttes féministes, de celles qu’ont menées nos aïeules sur tous les continents, sont nés de nouveaux espaces de liberté, pour nous-mêmes, pour nos filles, pour nos fils et pour toutes les petites filles et tous les petits garçons, qui, après nous, fouleront ce sol. 

Nous bâtissons un monde où la diversité est un atout et où tant l’individualité que la collectivité sont sources de richesse, où les échanges fleurissent sans contraintes, où les paroles, les chants et les rêves bourgeonnent. Ce monde considère la personne humaine comme une des richesses les plus précieuses. Il y règne l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix. Ce monde, nous avons la force de le créer. 

Nous formons plus de la moitié de l’humanité. Nous donnons la vie, travaillons, aimons, créons, militons. Nous assurons actuellement la majorité des tâches essentielles à la vie et à la continuité de cette humanité. Pourtant, notre place dans la société reste sous-évaluée.

La Marche mondiale des femmes, dont nous faisons partie, identifie le patriarcat comme le système d’oppression des femmes et le capitalisme comme le système d’exploitation d’une immense majorité de femmes et d’hommes par une minorité.

Ces systèmes se renforcent mutuellement. Ils s’enracinent et se conjuguent avec le racisme, le sexisme, la misogynie, la xénophobie, l’homophobie, le colonialisme, l’impérialisme, l’esclavagisme, le travail forcé. Ils font le lit des fondamentalismes et intégrismes qui empêchent les femmes et les hommes d’être libres. Ils génèrent la pauvreté, l’exclusion, violent les droits des êtres humains, particulièrement ceux des femmes, et mettent l’humanité et la planète en péril.

Nous rejetons ce monde !

Nous proposons de construire un autre monde où l’exploitation, l’oppression, l’intolérance et les exclusions n’existent plus, où l’intégrité, la diversité, les droits et libertés de toutes et de tous sont respectés Cette Charte se fonde sur les valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité, de justice et de paix.

ÉGALITÉ 

Affirmation 1. Tous les êtres humains et tous les peuples sont égaux dans tous les domaines et dans toutes les sociétés. Ils ont un accès égal aux richesses, à la terre, à un emploi digne, aux moyens de production, à un logement salubre, à une éducation, de qualité à la formation professionnelle, à la justice, à une alimentation saine, nutritive et suffisante, aux services de santé physique et mentale, à la sécurité pendant la vieillesse, à un environnement sain, à la propriété, aux fonctions représentatives, politiques et décisionnelles, à l’énergie, à l’eau potable, à l’air pur, aux moyens de transport, aux techniques, à l’information, aux moyens de communication, aux loisirs, à la culture, au repos, à la technologie, aux retombées scientifiques.

Affirmation 2. Aucune condition humaine ou condition de vie ne peut justifier la discrimination.

Affirmation 3. Aucune coutume, tradition, religion, idéologie, aucun système économique, ni politique ne justifie l’infériorisation de quiconque et n’autorise des actes qui remettent en cause la dignité et l’intégrité physique et psychologique.

Affirmation 4. Les femmes sont des citoyennes à part entière avant d’être des conjointes, des compagnes, des épouses, des mères, des travailleuses.

Affirmation 5. L’ensemble des tâches non rémunérées, dites féminines, qui assurent la vie et la continuité de la société (travaux domestiques, éducation, soin aux enfants et aux proches) sont des activités économiques qui créent de la richesse et qui doivent être valorisées et partagées.

Affirmation 6. Les échanges commerciaux entre les pays sont équitables et ne portent pas préjudice au développement des peuples.

Affirmation 7. Chaque personne a accès à un travail justement rémunéré, effectué dans des conditions sécuritaires et salubres, permettant de vivre dignement.

LIBERTÉ

Affirmation 1. Tous les êtres humains vivent libres de toute violence. Aucun être humain n’appartient à un autre. Aucune personne ne peut être tenue en esclavage, forcée au mariage, subir le travail forcé, être objet de trafic, d’exploitation sexuelle.

Affirmation 2. Chaque personne jouit de libertés collectives et individuelles qui garantissent sa dignité notamment : liberté de pensée, de conscience, de croyance, de religion; d’expression, d’opinion; de vivre librement sa sexualité de façon responsable et de choisir la personne avec qui partager sa vie; de voter, d’être élue, de participer à la vie politique; de s’associer, se réunir, se syndiquer, manifester; d’élire son lieu de vie, sa nationalité, de choisir son statut civil; de suivre les études de son choix, de choisir sa profession et de l’exercer; de se déplacer; de disposer de sa personne et de ses biens; d’utiliser la langue de communication de son choix dans le respect des langues minoritaires et des choix collectifs concernant la langue d’usage et de travail; de s’informer, de se cultiver, d’échanger, d’accéder aux technologies de l’information.

Affirmation 3. Les libertés s’exercent dans la tolérance, le respect de l’opinion de chacune et de chacun et des cadres démocratiques et participatifs. Elles entraînent des responsabilités et des devoirs envers la communauté.

Affirmation 4. Les femmes prennent librement les décisions qui concernent leur corps, leur sexualité et leur fécondité. Elles choisissent d’avoir ou non des enfants.

Affirmation 5. La démocratie s’exerce s’il y a liberté et égalité.

SOLIDARITÉ 

Affirmation 1. La solidarité internationale est promue entre les personnes et les peuples sans aucun type de manipulation ni influence.

Affirmation 2. Tous les êtres humains sont interdépendants. Ils partagent le devoir et la volonté de vivre ensemble, de construire une société généreuse, juste et égalitaire, basée sur les droits humains exempte d’oppression, d’exclusions, de discriminations, d’intolérance et de violences.

Affirmation 3. Les ressources naturelles, les biens et les services nécessaires à la vie de toutes et de tous sont des biens et des services publics de qualité auxquels chaque personne a accès de manière égalitaire et équitable.

Affirmation 4. Les ressources naturelles sont administrées par les peuples vivant dans les territoires où elles sont situées dans le respect de l’environnement et avec le souci de leur préservation et de leur durabilité.

Affirmation 5. L’économie d’une société est au service de celles et de ceux qui la composent. Elle est tournée vers la production et l’échange de richesses utiles socialement, qui sont réparties entre toutes et tous, qui assurent en priorité la satisfaction des besoins de la collectivité, qui éliminent la pauvreté et qui assurent un équilibre entre l’intérêt général et les intérêts individuels. Elle assure la souveraineté alimentaire. Elle s’oppose à la recherche exclusive du profit sans satisfaction sociale et à l’accumulation privée des moyens de production, des richesses, du capital, des terres, des prises de décision entre les mains de quelques groupes ou de quelques personnes.

Affirmation 6. La contribution de chacune et de chacun à la société est reconnue et entraîne l’ouverture de droits sociaux, quelle que soit la fonction qu’ils y occupent.

Affirmation 7. Les manipulations génétiques sont contrôlées. Il n’y a pas de brevet sur le vivant ni sur le génome humain. Le clonage humain est interdit.

JUSTICE

Affirmation 1. Tous les êtres humains, indépendamment de leur pays d’origine, de leur nationalité et de leur lieu de résidence, sont considérés comme des citoyennes et des citoyens à part entière jouissant de droits humains (droits sociaux, économiques, politiques, civils, culturels, sexuels, reproductifs, environnementaux) d’une manière égalitaire et équitable réellement démocratique.

Affirmation 2. La justice sociale est basée sur une redistribution équitable des richesses qui élimine la pauvreté, limite la richesse, et assure la satisfaction des besoins essentiels à la vie et qui vise l’amélioration du bien-être de toutes et de tous.

Affirmation 3. L’intégrité physique et morale de toutes et de tous est garantie. La torture, les traitements humiliants et dégradants sont interdits. Les agressions sexuelles, les viols, les mutilations génitales féminines, les violences spécifiques à l’égard des femmes et le trafic sexuel et la traite des êtres humains sont considérés comme des crimes contre la personne et contre l’humanité.

Affirmation 4. Un système judiciaire accessible, égalitaire, efficace et indépendant est instauré.

Affirmation 5. Chaque personne jouit d’une protection sociale qui lui garantit l’accès à l’alimentation, aux soins, au logement salubre, à l’éducation, à l’information, à la sécurité durant la vieillesse. Elle a accès à des revenus suffisants pour vivre dignement.

Affirmation 6. Les services de santé et sociaux sont publics, accessibles, de qualité, gratuits et ce, pour tous les traitements, toutes les pandémies, particulièrement pour le VIH.

PAIX

Affirmation 1. Tous les êtres humains vivent dans un monde de paix. La paix résulte notamment : de l’égalité entre les sexes, de l’égalité sociale, économique, politique, juridique et culturelle, du respect des droits, de l’éradication de la pauvreté qui assurent à toutes et tous une vie digne, exempte de violence, où chacune et chacun disposent d’un travail et de ressources suffisantes pour se nourrir, se loger, se vêtir, s’instruire, être protégé pendant sa vieillesse, avoir accès aux soins.

Affirmation 2. La tolérance, le dialogue, le respect de la diversité sont des garants de la paix.

Affirmation 3. Toutes les formes de domination, d’exploitation et d’exclusion de la part d’une personne sur une autre, d’un groupe sur un autre, d’une minorité sur une majorité, d’une majorité sur une minorité, d’une nation sur une autre sont exclues.

Affirmation 4. Tous les êtres humains ont le droit de vivre dans un monde sans guerre et sans conflit armé sans occupation étrangère ni base militaire. Nul n’a le droit de vie ou de mort sur les personnes et sur les peuples.

Affirmation 5. Aucune coutume, aucune tradition, aucune idéologie, aucune religion, aucun système  économique ni politique, ne justifient les violences.

Affirmation 6. Les conflits armés ou non entre les pays, les communautés ou les peuples sont résolus par la négociation qui permet d’arriver à des solutions pacifiques, justes et équitables et ce, au niveau national, régional et international.

APPEL 

Cette Charte mondiale des femmes pour l’humanité appelle les femmes et les hommes et tous les peuples et groupes opprimés du monde à proclamer individuellement et collectivement leur pouvoir à transformer le monde et à modifier radicalement les rapports qui les unissent pour développer des relations basées sur l’égalité, la paix, la liberté, la solidarité, la justice.

Elle appelle tous les mouvements sociaux et toutes les forces de la société à agir pour que les valeurs défendues dans cette Charte soient effectivement mises en œuvre et pour que les pouvoirs politiques prennent les mesures nécessaires à leur application.

Elle invite à l’action pour changer le monde. Il y a urgence !!!

Aucun élément de cette Charte ne peut être interprété ni utilisé pour énoncer des opinions ou pour mener des activités contraires à l’esprit de cette Charte. Les valeurs qui y sont défendues forment un tout. Elles sont égales en importance, interdépendantes, indivisibles; la place qu’elles occupent dans la Charte est interchangeable.

 Par cette charte mondiale des femmes pour l’humanité et par les actions à venir nous réaffirmons qu’un autre monde est possible, un monde rempli d’espoir, de vie, où il fait bon vivre et nous déclarons notre amour à ce monde, à sa diversité et à sa beauté.

Adopté à la 5ème Rencontre internationale de la Marche mondiale des femmes au Rwanda le 10 décembre 2004.

Aux valeurs essentielles de la charte qui nous rassemblent, s’ajoute le principe fondamental de Laïcité, valeur universelle, fondée sur la liberté, l’égalité et la solidarité  qui sera le pilier de notre combat pour l’émancipation des femmes.

La Charte ne dit pas comment ce nouveau monde se fera. Elle dessine notre utopie. Elle se construit déjà et, depuis longtemps, dans chaque combat pour changer ce monde et dans chaque coin du monde. Elle nous sert de référence. À chacune et à chacun de s’en emparer et de l’utiliser.

VOIR  LE DOCUMENT EXPLICATIF >

 

Les Contributions

 

Textes Constitutifs

-- Médias

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